Observatoire de la laïcité, 3 octobre 2016
Laïcité - Liberté de conscience - Principe d’égalité - Séparation des Églises et de l’État

- Modifié le 20 avril 2017

Dans le contexte actuel de plus en plus tendu sur les manifestations religieuses dans l’espace public, avec des revendications différentes au nom de la laïcité française par chacun des acteurs de ces débats, l’Observatoire de la laïcité rattaché au Premier ministre a jugé important de « rappeler ce qu’est la laïcité, affirmée par la Constitution de la République et organisée par la loi du 9 décembre 1905 ».

Dans sa « Déclaration pour la laïcité » du 3 octobre 2016, l’Observatoire souligne que la laïcité telle que définie par le droit français est surtout une liberté : « La laïcité, c’est d’abord la liberté de conscience qui est la liberté de croire ou de ne pas croire. La liberté de croire implique celle de pratiquer une religion, en privé ou en public, dès lors que les manifestations de cette pratique ne portent pas atteinte à l’ordre public. »

Après avoir évoqué les limitations à ces expressions religieuses dans des cadres particuliers (service public, établissements scolaires), il rappelle cependant que « la liberté doit demeurer le principe » et estime que des interdictions générales de toute manifestation religieuse sur la voie publique ou dans les espaces collectifs privés dénatureraient la laïcité.

Par ailleurs, la laïcité implique la séparation des Églises et de l’État : « Les religions ne peuvent s’immiscer dans les affaires de l’État et l’État doit respecter l’indépendance des religions. » Elle garantit également l’égalité de tous les citoyen, quelles que soient leurs convictions philosophiques ou religieuses : « Athées, agnostiques, croyants de toutes les religions ont les mêmes droits. »

Et de conclure que la laïcité est un facteur d’union et de concorde nationale, qui doit s’opposer à tout ce qui pourrait diviser ou séparer la nation.

Parallèlement, l’Observatoire de la laïcité a publié un document complet rappelant les libertés garanties et ce qui est prohibé dans notre cadre laïque, conformément à l’état actuel de notre droit. Les références utiles aux textes législatifs et à la jurisprudence française figurent en notes de bas de page pour justifier les explications qui recadrent les polémiques actuelles.