Les Témoins de Jéhovah en France : entre reconnaissance et discrimination
Intégration sociale
Davy, août 2010

- Modifié le 12 mars 2017

Un reproche récurrent à l’encontre des témoins de Jéhovah, qui justifierait leur désignation en tant que secte, est leur prétendu caractère asocial. À en croire les idées reçues, les fidèles de cette Église ne participeraient pas à la vie sociale, ne soutiendraient aucune œuvre caritative ou humanitaire, limiteraient leurs relations humaines aux seules personnes partageant leur foi, sauf à des fins prosélytes, quand ils ne sont pas assimilés par leurs plus virulents opposants à des parasites de la société [1]. Pourtant, à la différence de la caricature de leurs croyances, les faits viennent plutôt infirmer ces accusations en établissant la bonne intégration sociale des témoins de Jéhovah dans la société française.

Œuvres sociales

Tout d’abord, il faut rappeler que les témoins de Jéhovah sont particulièrement connus pour leur régulière activité d’évangélisation. Or, cette démarche volontaire les amène à contacter leurs contemporains de toutes origines sociales, raciales, ethniques, ouvrant de cette manière la voie à un échange d’idées avec des personnes de différentes opinions religieuses ou philosophiques... Honnêtement, connaît-on beaucoup d’asociaux qui consacrent chaque mois du temps à aller discuter avec leurs voisins ? Il s’agit en réalité d’une pratique d’ouverture aux autres, qui peut même devenir une action sociale fort utile dans les banlieues, comme l’ont souligné certains médias [2]. On relèvera, par exemple, dans le dernier volet d’une série de reportages sur le « Quartier de la Grande Borne », signée par le journaliste Jean-Marie Hosatte et publiée dans l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, ces constatations accompagnées d’un certain humour :

« Les Témoins de Jéhovah sont les principaux dealers d’opium du peuple sur la cité. Leurs missionnaires vont encore taper aux portes, là où les assistantes sociales, les postiers et les flics ne s’aventurent plus. [...] Le bruit court qu’ils peuvent accomplir des miracles. Des choses incroyables, comme trouver un boulot aux convertis. En s’appuyant sur leur réseau, les Témoins sont beaucoup plus efficaces que l’ANPE [3]. »

Pour l’anecdote, on évoquera qu’en Suisse, conformément au rapport du Parlement suisse sur les sectes, « les Témoins de Jéhovah ont contribué à l’intégration sociale des immigrants en provenance d’Italie, d’Espagne et du Portugal [4] ». Pareillement en Autriche, l’Ambassade de France signale que « les Témoins de Jéhovah sont très actifs dans le domaine carcéral et on relève un taux de resocialisation plus élevé là où ils interviennent [5] ». Est-il vraiment possible qu’un mouvement asocial contribue à l’intégration sociale de ceux qui s’y joignent ? Cela relève du paradoxe !

Et puis, loin de rester indifférents aux malheurs d’autrui, les témoins de Jéhovah ne manquent pas, quand le besoin se fait sentir, d’apporter une aide concrète et spontanée à leurs voisins sinistrés ou à des populations défavorisées. Manifestant l’amour du prochain [6], une équipe d’environ 600 témoins de Jéhovah est rapidement allée témoigner sa solidarité aux habitants de l’Aude, victimes des inondations de novembre 1999, comme l’ont rapporté les médias locaux et nationaux [7]. En tout, 3 000 témoins de Jéhovah ont chaleureusement apporté leur aide tant à leur coreligionnaires qu’aux autres habitants [8]. Cet élan motivé par la charité chrétienne s’était déjà manifesté lors d’inondations à Vaison-la-Romaine, à Charleville-Mézières, à Béziers, etc. Citons par exemple France Soir qui rapportait en 1992 :

« Les Témoins de Jéhovah aussi se sont mobilisés. Ils sont venus à plus de 150 à Vaison et ont installé leur PC dans une maison d’un de leurs frères sinistrés. Tous ont délaissé leur tunique traditionnelle pour un jean et un ciré plus appropriés. “Certains habitants sont surpris quand nous leur disons que nous sommes témoins de Jéhovah, souligne frère Clouet. D’ordinaire, nous sommes mal vus. Ici, nous sommes accueillis par tout le monde à bras ouverts [9].” »

Contrairement à ce qu’insinuent leurs détracteurs, l’altruisme des témoins de Jéhovah n’est pas une attitude récente et opportuniste, qui viserait seulement à améliorer leur image dans un contexte de débat sur leur caractère sectaire. Même dans les pires conditions, les témoins de Jéhovah ont su garder cette humanité à l’égard d’inconnus. Citons Bruno Bettelheim, qui a été impressionné par leur comportement dans les camps de concentration nazis :

« J’ai rencontré un comportement similaire chez un autre groupe d’individus qui, du point de vue analytique, auraient été considérés comme extrêmement névrosés et même délirants, donc exposés à se désintégrer psychiquement en cas de crise : les témoins de Jéhovah. Non seulement ils faisaient preuve d’une dignité et d’un comportement moral exceptionnels, mais ils semblaient protégés contre l’influence du milieu concentrationnaire qui détruisait rapidement des personnes que mes amis psychanalystes et moi-même jugions bien intégrées. [...] Les membres de ce groupe avaient en général des vues bornées et une expérience limitée et cherchaient à y convertir les autres, mais ils étaient d’une camaraderie exemplaire, serviables, corrects, sûrs. Ils n’ergotaient, quelquefois avec irritation, que lorsque quelqu’un s’en prenait à leurs convictions religieuses. Comme ils étaient laborieux de nature, ils étaient souvent nommés kapo. Une fois qu’ils avaient accepté un ordre des SS, ils exigeaient que les prisonniers fissent le travail correctement dans le délai prévu. Bien qu’ils fussent le seul groupe de prisonniers qui ne rudoyaient jamais d’autres codétenus et s’efforçaient d’être courtois, les officiers SS les prenaient de préférence pour ordonnances en raison de la qualité de leur travail et de leur modestie. Contrairement aux autres prisonniers, les témoins de Jéhovah n’abusaient jamais de leurs rapports avec les officiers SS pour obtenir des positions privilégiées dans le camp [10]. »

Geneviève de Gaulle Anthonioz se souvient notamment de services que des témoins de Jéhovah (appelés à l’époque Bibelforscher) lui ont rendus lorsqu’elle a été internée en camps de concentration à Ravensbrück : « Les Bibelforscherinnen, en dehors de l’entraide qu’elles avaient les unes pour les autres, aidaient d’autres camarades. Ces jeunes Tchèques dont je parlais m’ont plusieurs fois donné de petites portions de nourriture. La Bibelforscherin dont j’ai parlé tout à l’heure, qui était au bunker et qui faisait le service, m’a apporté, avec de très grands dangers pour elle, le lendemain de Noël un paquet que mes camarades avaient fait pour moi avec des petits cadeaux. Elle a pris la clé de la surveillante, elle a ouvert la porte et m’a apporté le paquet [11]. »

Œuvres caritatives

Depuis longtemps les témoins de Jéhovah participent également à une œuvre d’utilité publique en Afrique : « Des villages alphabétisés, des familles plus stables, des citoyens plus responsables, une pratique égalitaire, une fraternité inter-raciale avérée, la conquête des libertés civiques, voilà quelques résultats obtenus par les Témoins de Jéhovah », comme le constate Marie-Louise Gicquel [12]. Elle indique, entre autres éléments : « entre 1964 et 1984, 19 238 adultes ont encore appris à lire et à écrire grâce aux cours organisés dans les congrégations ».

L’association caritative Aidafrique, fondée en 1990 sur l’initiative d’un témoin de Jéhovah [13], permet de structurer l’aide qu’ils apportent régulièrement aux populations défavorisées d’Afrique : envoi de secours (nourriture, vêtements, matériel médical...) aux réfugiés rwandais vers l’ex-Zaïre (aujourd’hui République Démocratique du Congo) en 1994 et aux déshérités zaïrois en 1997 [14], don d’un centre médical, composé de 11 bâtiments, à la province de Kayanza au Burundi, collecte de 33 000 manuels scolaires destinés aux enfants francophones de Zambie [15] et bien d’autres actions encore [16]... Cette aide humanitaire est souvent déployée en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) et avec Médecins sans Frontières.

Même individuellement, certains de ces chrétiens s’activent dans des œuvres sociales ou soutiennent des organismes d’utilité publique, tels que les Restaurants du cœur, comme l’a signalé Régis Dericquebourg dans une étude sociologique [17].

Données sociologiques

Outre le caractère parlant de ces diverses œuvres d’intérêt général, une enquête sociologique réalisée par la SOFRES en octobre 1998 [18] nous permet de mieux cerner l’intégration sociale des témoins de Jéhovah au sein de la société française. Examinons les principaux résultats qui réfutent quelques idées fausses propagées contre les témoins de Jéhovah, à l’aide des résultats basés sur un échantillon aléatoire représentatif des membres de leur communauté. Dans l’ensemble, cette étude arrive à cette conclusion générale : « Les données sociologiques montrent des tendances très proches de celles observées sur la moyenne des Français, ainsi qu’un niveau élevé d’intégration sociale. »

Plus dans le détail, il est établi que leur niveau d’instruction est voisin de la moyenne nationale et que leur niveau d’activité est sensiblement plus élevé que celui des Français (63 % contre 53 %). Pour la répartition par catégories d’âge, elle laisse juste apparaître une sous-représentation des témoins de Jéhovah les plus jeunes et les plus âgés (ceux qui sont couramment considérés comme des victimes plus vulnérables).

Ensuite, le rapport mentionne les activités sociales et culturelles pratiquées par les Témoins de Jéhovah : œuvres charitables (51 %), activités de voisinage et/ou culturelles (40 %), activités sportives (un tiers), lecture de livres (souvent pour deux tiers), de revues (57 %), de journaux (40 %), fréquentations de cinémas (27 %), de musées et d’expositions (14 %), ainsi que de théâtres (souvent pour 3 %).

Pour ce qui est des relations avec des personnes non apparentées à leur foi, 97 % des personnes interrogées déclarent entretenir des contacts suivis avec des non-témoins de Jéhovah, et seul 1 % d’entre eux déclarent n’avoir aucune relation avec la famille non pratiquante et 13 % n’avoir que des relations occasionnelles.

Enfin, « 98 % des Témoins de Jéhovah estiment que leur foi les conduit à jouir d’une vie de famille plutôt harmonieuse et à respecter les lois ».

Des citoyens paisibles

Comme le montre leur bonne intégration sociale, les témoins de Jéhovah sont en droit d’être considérés comme de véritables citoyens. Pour la plupart d’entre eux, ils travaillent dans la société et paient scrupuleusement leurs impôts à l’État [19]. Qu’ils soient sapeurs-pompiers volontaires ou médecins, assistantes sociales ou enseignants, ils contribuent au bien-être de leurs semblables. Par leur œuvre d’évangélisation, ils prêchent l’honnêteté, le respect des lois et des autorités publiques, ils prônent des valeurs familiales et morales, ainsi que la charité chrétienne à l’égard de personnes de toutes conditions sociales, nationalités, races...

Pourtant, on leur dénie parfois leur citoyenneté, sous prétexte qu’ils considéreraient les gouvernements comme des suppôts de Satan ou qu’ils ne participeraient ni à la défense de la nation, ni aux élections politiques. Qu’en est-il exactement ?

Les témoins de Jéhovah respectent les autorités politiques, qu’ils qualifient volontiers de « serviteurs publics de Dieu [20] ». Ils leur reconnaissent le droit de promulguer des lois, auxquelles ils se soumettent volontiers. S’il arrivait que leur conscience chrétienne ne les autorise pas à suivre une loi, ils en appelleraient à leur droit à l’objection de conscience. Cette attitude est partagée par d’autres croyants, comme on a pu le lire dans le journal catholique La Croix [21] : « Le chrétien non seulement peut, mais il doit ne pas obéir aux “prescriptions des autorités civiles quand ces préceptes sont contraires aux exigences de l’ordre moral, aux droits fondamentaux de la personne ou aux enseignements de l’Évangile” (Catéchisme de l’Église catholique, n° 2242). »

C’est le cas lorsque ces personnes pacifiques refusent le service militaire et toute participation à l’effort de guerre sous toutes ses formes. Dans divers pays, ils accomplissent un service civil de remplacement en tant qu’objecteurs de conscience ou sont parfois exemptés de tout service national (Finlande, Pays-Bas, Suède...). En France, la seule obligation qui s’impose aujourd’hui aux jeunes est le recensement à la mairie, suivi de la participation à la journée d’appel à la préparation de la défense, ce que le bureau national ne manque pas de rappeler chaque année à ses fidèles [22].

De même, les témoins de Jéhovah désirent rester neutres sur le plan politique et ne prennent donc position pour aucun parti politique. La seule prescription légale demeure l’inscription sur les listes électorales. Chacun est encouragé à la respecter [23]. Le vote, quant à lui, n’est pas obligatoire. Et même s’il l’était, les membres de cette confession seraient libres de se rendre aux bureaux de vote. Cela n’est d’ailleurs pas une récente concession, en vue d’obtenir la reconnaissance officielle, puisque leur organe officiel d’enseignement établissait cette attitude dès 1951 : « [Dans certains pays, les témoins de Jéhovah] sont astreints par la loi à voter lors des élections nationales. Dans ces conditions, que doivent faire les chrétiens puisqu’ils sont soumis à l’ordre divin de se garder sans tâche de ce monde ? [...] Peuvent-ils s’inscrire comme votants qualifiés ? Oui. [...] Après s’être fait inscrire, et lorsque vient le jour des élections, ils peuvent aller aux lieux de vote et entrer dans les cabines. C’est là qu’ils sont appelés à remplir leur bulletin ou à inscrire leur position. Les votants font ce qu’ils veulent avec leur bulletin [24]. » Une fois dans l’isoloir, personne n’est là pour surveiller ou imposer la décision à prendre. L’électeur agit selon sa propre conscience.

Il apparaît clairement que les témoins de Jéhovah peuvent se présenter comme de bons citoyens, qui rendent « à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu [25] ».

Source(s) :

Extrait du livre Les Témoins de Jéhovah en France : entre reconnaissance et discrimination, Davy FORGET, Paris : Books on Demand, 2012, pp. 82-90.

Notes

[1Telle la militante Charline Delporte, bien aimée des journalistes et dont la fille a été témoin de Jéhovah, qui les comparait à du gui sur un arbre dans un communiqué de l’ADFI Nord rédigé en mars 1999...

[2Jean-Marie Hosatte, Témoins de Jéhovah : le quadrillage des banlieues, Le Point, 8 février 1997, pp. 76-80. Jean-Marie Hosatte, Stéphane Rampillon, Les Témoins de Jéhovah quadrillent les banlieues, reportage diffusé dans Zone Interdite (M6) du dimanche 14 février 1999.

[3Charlie Hebdo, 21 avril 1999, p. 11.

[4Commission de gestion du Conseil national, « Sectes » ou mouvements endoctrinants en Suisse - La nécessité de l’action de l’État ou : vers une politique fédérale en matière de « sectes », 1er juillet 1999, p. 16.

[5Ambassade de France en Autriche, Vienne, lettre du 31 octobre 2006. Annexée au rapport parlementaire : P. Vuilque, L’enfance volée - Les mineurs victimes des sectes, rapport n° 3507, AN, 2006.

[6À la suite d’inondations en Seine-Maritime, le quotidien Libération (12 mai 2000, p. 18) a mentionné la présence de jeunes Témoins de Jéhovah, qui apportaient leur aide dans une ambiance détendue : « Un vingtaine de jeunes gens manient la pelle. L’un d’eux s’approche : “Nous sommes un groupe de jeunes témoins de Jéhovah de Rouen. Nous sommes là pour respecter la parabole du bon Samaritain.” Dans le groupe, les rires et la bonne humeur redoublent. Quelques personnes âgées de la cité se sont jointes à eux. »

[7L’Indépendant, 15 novembre 1999 ; AFP, 15 novembre 1999 ; Europe 2, journal de 7h30, 17 novembre 1999 ; Europe 1, journal de 7h30, 17 novembre 1999 ; Le Parisien, 18 novembre 1999 ; Le Point, 19 novembre 1999 ; La Libération,19 novembre 1999 ; La Dépêche du dimanche, 21 novembre 1999.

[8Prendre connaissance du compte-rendu de l’aide apporté par les témoins de Jéhovah lors des inondations de novembre1999 et de la tempête qui a traversé la France en décembre 1999 dans leur magazine : Réveillez-vous !, 22 juin 2000, pp.15-19.

[9France Soir, 28 septembre 1992, p. 4.

[10Bruno Bettelheim, Le Cœur conscient, Paris : Éditions Robert Laffont, 1972, pp. 50, 172, 173.

[11Guy Canonici, Les Témoins de Jéhovah face à Hitler, p. 334. Cette histoire est relatée plus en détail dans sontémoignage : Geneviève de Gaulle Anthonioz, La traversée de la nuit, Paris : Éditions du Seuil, 1998, pp. 26-32.

[12Les Témoins de Jéhovah : Morale et développement - Histoires de développement, Cahiers de l’Institut social de Lyon, janvier 1991, n° 12.

[13Association d’aide médicale et alimentaire pour l’Afrique de l’est, JO assoc., 21 novembre 1990, p. 2859.

[14Cf. la brochure Mission en Afrique (Louviers : Association les Témoins de Jéhovah, 1997).

[15Times of Zambia, August 25, 1999.

[16Times of Zambia, January 14, 1998 ; Zambia Daily Mail, June 17, 1999-07-08 ; Daily News - Tanzania, June 9, 1999.

[17Régis Dericquebourg, Les Témoins de Jéhovah : vers une sortie de la logique sectaire ?, In : F. Champion, M. Cohen, Sectes et Démocratie, pp. 115, 116.

[18SOFRES, TÉMOINS DE JÉHOVAH - Rapport de synthèse, réf. MHI-MVN 98-204, octobre 1998.

[19Individuellement, les foyers sont généralement imposables et ne cherchent pas à se soustraire aux impôts qui sont dus. Collectivement, lorsque la loi prévoit que les religions soient exemptées, les témoins de Jéhovah font naturellement valoir leurs droits, au même titre que les autres cultes. En ce qui concerne la taxation des offrandes en France, quelques-uns font passer l’organisation chrétienne pour un mauvais payeur. Or, c’est parce que la loi est détournée de son objet et appliquée de manière inégalitaire que l’association a contesté le redressement fiscal devant les juridictions compétentes. Ces recours étant prévus par la loi, pourquoi reprocher aux témoins de Jéhovah d’y faire appel comme n’importe quel citoyen ? Bien sûr, si les juges concluent que l’impôt est légal, l’association réglera la somme, si lourde soit-elle.

[20Voir le dossier spécial « Dieu et l’État » dans le numéro du 1er mai 1996 de La Tour de Garde, notamment l’article « Dieu et César », p. 10.

[21La Croix, 14, 15 juin 2003, p. 9.

[22Leur bulletin intérieur déclare : « Nous rappelons que tous les jeunes, hommes ou femmes, ayant la nationalité française, doivent se faire recenser à la mairie de leur domicile au cours du mois de leur 16e anniversaire. Les jeunes chrétiens concernés par cette démarche administrative devraient le faire promptement, considérant qu’il s’agit d’une obligation chrétienne de respect vis-à-vis des autorités supérieures. » (Le Ministère du Royaume, novembre 2009, p. 8.)

[23« D’autre part, nous signalons que l’inscription en mairie sur les listes électorales est obligatoire pour les personnes majeures de nationalité française (article L9 du code électoral). » (Le Ministère du Royaume, novembre 2009, p. 8.)

[24La Tour de Garde, 1er mai 1951, p. 137.

[25Évangile selon Luc 20:25, La Bible de Jérusalem, Paris : Desclée de Brouwer, 1975.